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Commentaires (4)
VIP depuis le 06/03/2020
Galad-El
le 15 Sep 2019 à 09h01
Elle est trop belle cette manip 8D L'?clairage, le feu, les couleurs... tout rend super bien !
VIP depuis le 06/03/2020
Lawrage
le 15 Sep 2019 à 11h20
Merciii ! Surtout que je fais peu de manipulations en plus, ton commentaire me va droit au coeur !
Par contre, si tu regardes bien les b?timents derri?res, tu verras que la perspective n'est pas du tout respect?e haha
Par contre, si tu regardes bien les b?timents derri?res, tu verras que la perspective n'est pas du tout respect?e haha
VIP depuis le 06/03/2020
Linoa
le 15 Sep 2019 à 13h46
C'est hyper r?ussi :o j'y connais pas grand chose photomanipulation mais ?a donne envie ! Et puis cet extrait m'a mis l'eau ? la bouche ! *-*
VIP depuis le 06/03/2020
Lawrage
le 15 Sep 2019 à 15h31
Oh merciii ! C'est avec un double compliment que tu m?assommes l? !! *O*
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« Un papier froissé, tâché par l'encre, vola jusqu'aux bottes du capitaine de l'As de Pique. Le jeune homme se plia en deux pour ramasser le journal. Les gros titres annonçaient en lettres capitales la triste nouvelle : "Le peuple des Ardents, un funeste destin".
— C'est horrible ce qu'il s'est passé, marmonna un jeune garçon à côté de lui, en remontant ses lunettes rondes sur son nez. Dire que nous étions là-bas il n'y a même pas une semaine. On aurait pu faire quelque chose.
Le capitaine garda les yeux rivés sur le bout de papier, dont une photo de la famille royale tout sourire illustrait la page. Le roi et la reine, avec leurs trois héritiers à la peau aussi brune et à la chevelure aussi dorée qu'eux, se tenaient fièrement au centre de la salle du trône. Un beau portrait d’une famille destinée à un destin tragique. Quatre corps avaient été retrouvés gisant au sol dans une marre de sang. Le cinquième, celui de la jeune princesse Tatiana, n’avait jamais été retrouvé. Nul ne savait ce qu’il était advenu d’elle.
Les journalistes annonçaient en grosses lettres le décès du peuple entier, décimés par un violent conflit interne sans précédant. Les ardents qui pourtant, une semaine auparavant, fêtaient avec engouement leurs us et coutumes. On racontait que l'armée noire avait été obligée d'intervenir, mais n'avait rien pu faire. L'île avait déjà été entièrement rasée par le combat, ne laissant que mort et désolation dans son sillage. Un sillage que le capitaine de l'As de Pique ne connaissait que trop bien.
— Certaines choses sont inévitables dans un monde comme le nôtre, déclara-t-il de sa voix rauque, brisée par le temps. Personne ne peut rien y faire.
Son regard s'assombrit. Il froissa le journal entre ses doigts.
— Enfin pour l'instant, reprit-il plus pour lui-même, que pour ses camarades.»