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141ᵉ année de la Deuxième Ère.



Des soldats par centaines de milliers, devenant peu à peu des milliers de sans tête. À chaque seconde, la mort emportait un nouveau guerrier. Elle se moquait bien de la couleur de leur empire. La vie des plus faibles serait arrachée. Ces hommes et ces femmes étaient épuisés, couverts de terre et de sang. Au travers de la fumée causée par le feu, de la poussière soulevée par leurs batailles : ils embrassaient leur sort fatal. Seul l’issue de ce conflit importait. Leurs peurs refoulées, une unique question persistait dans leurs esprits. La couleur du drapeau dressé au dénouement de la guerre. “Il sera rouge !”, hurlaient les soldats du Vorsoër. Face à eux, les sentinelles du grand empire de Merylwen le désiraient noir.

Cependant, pour eux, mille choses furent noires, à l'exception de ce drapeau. Noires restèrent les carcasses desséchées des combattants de l’empire. Noirs restèrent les cœurs de ceux qui, dans une soudaine volonté de survivre, durent s'exiler. 

Les cicatrices des hostilités se constiuaient désormais. De plus en plus de bannières se répandaient à travers le territoire. Toutes identiques : faites de tissu à la couleur vive. Elle rappelait amèrement celle du sang versé pendant des mois. Des vies déchirées afin que ce drapeau rouge danse au vent.

L’empire de Merylwen périt.

Le Vorsoër signait alors sa plus majestueuse victoire. Nul n'aurait imaginé que de ses terres frêles et étroites émergeraient les guerriers capables de renverser l'empire dominant. Seuls les Vorsoëriens y croyaient. L’empire noir, illuminé par sa magnificence, éclatant de grandeur, ne tremblait pas face à l’assaillant. Quand la guerre fut venue, le temps de l'inquiétude et des regrets ne pouvait plus exister. Ils connurent alors, en guise de dernier instant, le temps de la défaite.

Merylwen et Vorsoër partageaient d'immenses pertes humaines. Ce dernier s'en remettrait, de toute évidence, plus promptement que l'autre. Au lendemain du conflit l’empire rouge se procurait déjà un grand pouvoir. Des familles royales autrefois fidèles amies et alliées de l'empire noir s'empressèrent de gagner les amitiés du nouveau meneur. Leur fortune permit alors la réparation et la modification de grandes villes. Dans ce nouveau territoire conquis, des lieux de soin se construisirent. De cette façon, les antiques terres de Merylwen reprenaient couleur et activité. On soigna plusieurs blessés. Les traitements permirent à ces rescapés de profiter de cette richesse. Celle pour laquelle ils s’étaient battus. Des multitudes de cimetières s’élèvèrent pour rendre hommage aux personnes mortes pour le Vorsoër.

Néanmoins, le combat changeait ces terres, jadis florissantes. L'éclat des épées ne ravivait pas celui des terres : il l'entachait. Ainsi, il fallut se débarrasser des carcasses des ennemis. On retourna la terre maintes et maintes fois, comme pour lui faire oublier la récente tragédie humaine. Ce travail serait long, mais le temps ne leur manquait pas. Vorsoër devenait, en cette 141ᵉ année de la Deuxième Ère, l’empire Roi. Une date déterminante dans l’histoire du monde.







Loin des colossales terres vorsoëriennes se réveillait un petit village dynamique, sans prétention, bien qu'un peu primitif en regard des villes de l'est. Ici, les villageois se levaient tôt le matin pour accomplir leurs tâches. Organisés en petits groupes, l'un partait à la rivière la plus proche pour récolter de l'eau, un autre s’occupait des chevaux, un autre encore se préparait à chasser. Une discipline répétée chaque jour avec une vivacité particulière. Ce patelin se nommait El'ner. Atteindre la ville la plus proche demandait une semaine de voyage à cheval. Glorana en valait le détour. Ce village et cette cité aux ruelles labyrinthiques se trouvaient gouvernés par l’empire bleu : Ylneb. Un empire pacifiste se mêlant très peu des affaires politiques des autres. Souvent considéré comme le « marchand du monde », ses ressources garantissaient confort et sécurité à ses citoyens. Les habitants d’El’ner optaient davantage pour l’auto-suffisance. Nul ne valait le confort d’être indépendant en matière de nourriture et de matériaux. Leur élevage équin, un médiocre troupeau de quatre chevaux et d'une pouliche, suffisait à combler leur besoin d’importation.

Wyn enfila ses mules à toute vitesse. Il lui appartenait d’en prendre soin : adulte depuis peu, sa paire ne serait changée qu’une fois béante et moisie. La porte de la chaumière claqua alors qu’il quittait son humble chaumière. De la poussière se formait sur son passage, sur les chemins terreux tracés dans le village. Au loin se dressaient les sapins verts qu’il chérissait. Sur leurs rameaux en brosse se déchaînaient leurs aiguilles piquantes : Wyn aimait les effleurer du bout des doigts. Ce jour-là, sa mission se situait à l’opposée des conifères. Il salua Viaz et Sonia, qui se dirigeaient aussi vers la rivière. Ces femmes âgées y lavaient les vêtements ainsi que les draps.

— Tu m’accompagnes aujourd'hui ? Demanda Wyn à l’enfant.

Le jeune garçon, glissé pourtant avec discrétion derrière Wyn, sauta de joie. Il discernait dans cette question, selon toute vraisemblance, une invitation. Il ne fut pas contredit par le passionné de botanique.

 Wyn se remémorait sa propre enfance en observant Arold. Il lui tenait à cœur de lui inculquer les valeurs du village. 

— Tu vois cette baie rouge ? Elle s’appelle Helena. Elle t’apprend à te méfier des apparences.

— Pourquoi ça ? Demanda naïvement le garçon.

— Elle est jolie, mais toxique. Nos terres en regorgent, si bien qu’autrefois les villageois en ont fait une soupe, pensant bien faire. Ils en ont servi à tout le monde. Ce fut une véritable épidémie à ce qu’il paraît.

— Moi, je n’veux pas en manger, j’aime pas être malade ! Et puis la soupe, c’est pour les vieilles personnes !

Un sourire creusa les joues de Wyn. Cette innocence le séduisait. Il se sentait utile quand il racontait des histoires. Les vieilles femmes riaient en observant les deux garçons. Ils parvinrent finalement à la rivière, et chacun se mit au travail. Wyn usa de sa force et remplit tous les seaux en bois. Il en confia un à Arold, qu'il saisit à l'aide de ses deux bras. Le seau, si large, encombrait sa vue. Soucieux de bien faire, l’enfant courba son dos et tourna la tête afin d’apercevoir le chemin. Viaz et Sonia s’employaient aux fameux commérages des lavandières.

— Allons-y avant que tes bras ne lâchent !

Une fois rentré, Wyn disposa un seau d'eau devant chaque parcelle de maison. Plusieurs familles se partageaient un même seau pour la matinée, puis, une nouvelle récolte d'eau serait effectuée plus tard dans la journée en fonction des besoins.

— Merci de m’avoir aidé Arold. Tu as tenu tout le trajet avec un seau rempli, demain, tu en prendras deux ! 

— Oh non, je n'y arriverai jamais !

L’enfant fut consolé par un rire bref mais sincère. Secoué par la plaisanterie de son ami, il choisit de retourner auprès de ses parents. Wyn l’imita. Il ouvrit la porte et découvrit son père et sa grande-sœur, Meriel. Un frisson le parcourut. Un rappel à l’ordre, de quoi lui faire oublier son agréable matinée. Sa famille le toisait d’un regard sévère. Une expression réservée aux personnes immondes, méprisables.

Il appartenait à ces personnes. A El’ner, et dans l’empire bleu en général, certaines traditions persistaient. Celle-ci, devant toutes les autres, consistait la pire à ses yeux. Selon les Dieux de la Deuxième Ere, la longueur du prénom donné à l'enfant représentait l'espoir placé en lui pour son avenir. Wyn n’était le diminutif d’aucun prénom. La hauteur des espérances de ses parents pour lui résidait en trois lettres. Malgré les efforts fournis depuis sa naissance, il survivait comme une hérésie. Une anomalie à détruire. Il se montrait pourtant obéissant, serviable, à l'écoute. Même avec toutes les qualités du monde, le regard de la famille Sarcan sur le plus jeune resterait inchangé. Son avenir ne lui promettait pas d'aventure, pas de voyage à Glorana ou plus loin encore. Destiné à vivre à El'ner, pour perpétuer le nom de la famille Sarcan. Qu’importaient ses aspirations ou ses passions pour les plantes. Avec trois pauvres lettres, son futur s’annonçait, au mieux, misérable. 
Meriel reprit sa lecture, comme si les battements d’ailes d’une mouche l’avaient dérangée. Son petit frère se dirigea vers la salle à manger. Ces seaux représentaient un poids énorme pour un seul homme. Un vide se creusait dans son estomac, que Wyn se décidait à combler.

— Ne touche pas au pain, Papa veut qu’on en garde pour la fille. Elle va un peu mieux.

Il lâcha le morceau arraché à l’instant. Une grimace de frustration lui tordit le visage. 

— Je peux aller la voir ?

— T’avise pas de la toucher, le sage n’a pas encore eu le temps de l’observer.

L’air autoritaire de sa sœur effleura à peine le corps de Wyn. Une question d’habitude sans doute. Il essuya ses mains sur son pantalon, évacuant les résidus de farine. A pas de loup il s’enfonça dans la chambre. Joliment décorée par des objets traditionnels en peau de bête et en bois, la pièce dégageait une atmosphère chaleureuse. Les rayons du matin illuminaient le sol. Au fond de la chambre se trouvaient deux lits. De la pierre, du bois, des tissus et de la paille fortifiaient ces couchettes. Comme à chaque fois qu’il pénétrait dans la pièce, Wyn se souvint du grand lit formé par ces meubles autrefois. Le lit de ses parents. Pourtant, une autre femme demeurait sur cette paillasse. Elle semblait jeune et terriblement affaiblie. Sa peau très pâle avait attiré toutes les attentions à son arrivée la nuit dernière. Un teint comme le sien traduisait une mauvaise santé ou un mauvais comportement. Elle incarnait une forme de paresse : celui qui ne travaille pas n’est pas exposé au soleil. Wyn ne partageait pas cette hâtive conclusion. Le village entier souhaitait connaître l'origine de cette femme et de ses cheveux argentés. L’El’nerois détailla le visage endormi de l’inconnue. Sa mâchoire dessinait une courbe fine, liée en son centre par un menton pointu. Son nez de petite taille faisait écho au reste de son visage.

— Elle dort depuis des heures maintenant.

Wyn sursauta quand il entendit la voix de son père. 

— Ta sœur l’a trouvée évanouie, au niveau du rocher en forme de pince de crabe. Il a dû se passer quelque chose, la pauvre a peut-être été laissée là, abandonnée. Regarde comme elle a l’air faible, sans personne qu’elle connaisse.

Wyn ne put retenir un soufflement du nez sarcastique.

— Car tu as de la pitié pour les gens abandonnés ? Ah, suis-je bête ? C’est une fille. La pauvre ! Elle est si fragile. Moi, je peux être pourri jusqu’à l’os, ce n'est rien, allons-y !

Wyrran fronça les sourcils, sa moustache épaisse recouvrait sa bouche. 

— Arrête avec tes conneries. Il faut toujours que ce soit toi, toi, toi ! Tu n'es pas seul dans cet empire, merde ! Un vrai gamin.

Le jeune adulte réduit en garnement se mura dans le silence. La tête baissée et les poings serrés, il attendit que son père quitte la pièce. Un mal qu’il connaissait trop bien se logea dans sa poitrine.

— Tu touches pas, l’avertit Wyrran.

Son fils ne releva pas ce nouvel avertissement. Un goût amer parvint à sa bouche : du dégoût. Partout, son père se faisait bien voir, semblait complaisant et attentif. Mais après dix-neuf années passées à ses côtés, Wyn connaissait trop bien cet homme et ses apparences. Il n’avait rien de bon en lui.

Wyn quitta sa colère et s'assit au chevet de l’étrangère. Il joignit ses mains et récita quelques prières. Il les adressait au seul Dieu de la Deuxième Ère qu’il aimait : Radkeji. Selon les croyances, il régissait l’art et la poésie et s’illustrait en figure pour tous les artisans. Dans le silence apaisant de la chambre, ses prières s’envolèrent, légères. Guérir cette femme en cas de maladie. Préserver le village de tout danger émanant d’elle. Des demandes simples mais si précieuses à son cœur. Plus que pour elle, Wyn priait surtout pour lui-même. Il se donnait bonne conscience, et déportait ses obscures pensées sur un nouveau sujet. Toutes les occupations devenaient des opportunités pour fuir son mal-être. Y compris recueillir chez soi une humaine si différente. Ses prières traversaient le brouillard épais de ses pensées.

Et là, un grognement, infime. Wyn ouvrit les yeux. Dans son sommeil, la femme s’agitait. D’abord, de façon subtile. Puis son visage se crispa de douleur. Ses membres s’étendèrent, comme pris de spasmes. Il déposa sa main sur son épaule pour la rassurer. À peine le contact amorcé, l’inconnue se réveilla en sursaut. Son corps se rétracta : le retour à la réalité s’accompagnait de fortes douleurs. Wyn craignit qu'elle soit porteuse d'une maladie contagieuse. Seules quelques entailles abimaient le corps pâle de la femme : constituaient-elles une ouverture pour la souffrance et le vice ?

L’imagination pessimiste de Wyn s’envola quand il croisa son regard. Ses paupières tremblaient de peur et de haine. L'inconnue gardait les dents serrées. Wyn demeura interdit devant ses yeux gris profonds, incapable de prévenir sa famille.

— Relâchez-moi immédiatement ! Mes parents vous donneront tout l’or que vous voudrez ! Vous risquez d'être blessés, vous feriez mieux de...

— Pardon ?! 

— Oui, je vous le jure ! La somme que vous voudrez. Sans représailles, vous avez ma parole.

— Attendez, il y a méprise… balbutia Wyn.

L’étrangère calma sa respiration. Elle passa ses doigts dans ses cheveux argentés pour les retirer de son visage. Ce garçon le faisait-il exprès ? 

— Où sommes-nous ?

— En sécurité ne vous en faites pas ! C'est ma sœur qui vous a trouvé ! Elle...

— Où ?! insista-t-elle.

— A El’ner.

Le cœur de l'étrangère s'accéléra. Son regard se perdit dans le vide tandis qu’elle interrogeait sa mémoire. El’ner. Jamais entendu parler. À moins que ça ne soit l’accent de ce garçon qui l’empêche de reconnaître ?

— Je ne situe plus très bien, vous m’avez dit, El’mer ?

— El'ner ! 

Elle n’eut le temps d’insister.

— À une semaine de Glorana, continua fièrement Wyn. 

Il connaissait à nouveau le sentiment gratifiant d’aider quelqu’un. Mais la femme aux longs cheveux argentés perdit sa langue. Elle parut tout à coup plus faible. Sa respiration s’amplifia. De plus en plus. Wyn se leva aussitôt de sa chaise et partit prévenir sa famille. Wyrran et Meriel coupèrent court à leur mystérieuse conversation, et tous deux avancèrent à grands pas vers la chambre. Meriel s'abaissa au-dessus de l'étrangère, tombée de nouveau dans les pommes. Elle posa sa main sur son front, se tourna en détresse vers son père.

— Ça ne peut plus attendre, il faut qu’elle soit vue par le sage !

Père et fille s'empressèrent alors d'emmitoufler la jeune femme dans le drap du lit. En quelques mouvements, Wyrran installa, tel un bébé ou une princesse, l’étrangère dans ses bras.

— Tu ne l’approcheras plus jusqu’à nouvel ordre. Et tu ne nous suis pas.

L’effort physique n’empêchait pas Wyrran de s’en prendre à son fils. D’ailleurs, rien ne l’en empêcherait jamais. 

Il sortit de la chambre en hâte. Il trottina le plus vite qu'il le put jusqu'à la plus haute chaumière du village. Les villageois présents observaient la scène avec intérêt. Un médecin pour la vie de château, un sage pour celle au village. Meriel, qui talonnait son père, pu frapper à la porte du vieillard. Père et fille patientèrent alors, le cœur battant la chamade. Le moindre passage hâtif et impoli pourrait contrarier le sage. Jugé comme seul détenteur de la connaissance ici, il aimait dire : “Ma devise : une surprise, ça épuise.” Il pensait notamment que toute prière interrompue devenait une prière corrompue. Pour ces raisons, Wyrran commençait à fatiguer. L’étrangère, bien que légère, faisait souffrir les muscles vieillissants du villageois.

Ce qui sembla être une éternité plus tard, le sage ouvrit la porte. Il était de coutume que lors de l’entrée dans sa demeure, aucun mot ne soit prononcé. Wyrran voulut expliquer l'urgence, à ses yeux, de la situation, mais l'homme lui fit un geste : il pointa du bout de son long doigt défraîchi la table qui lui servait de support d'observation. Le père de famille, conscient du savoir de cet homme à la pilosité blanche, s'exécuta. Il déposa l'inconnue sur la table. Puis, il se recula, afin de laisser œuvrer l’homme. Ici, nul ne prononçait son nom, bien trop majestueux pour des villageois. Roignarlin : un nom peu commun, d’une importance capitale. Sa longueur lui conférait le respect indéfectible des El’nerois. Sans mentionner la présence du mot “Roi” en son sein. La consécration d'un potentiel inestimable. Ce vieil homme, en effet, s’illustrait en véritable puits de connaissance dont on ne trouvait jamais le fond. Son savoir n'échappait à aucun sujet, à aucune époque ni culture. Il avait énormément voyagé, et cela l'avait vigoureusement aidé dans tous ses travaux de recherche et d'apprentissage. Natif d’El’ner, Roignarlin se reposait ici depuis six ans. Comme tout bon sage, il comblait son village natal de sa science.

Le vieux sage passa un regard bref sur le corps allongé lui faisant face.

— Vous pouvez partir.

— Ça ne me dérange pas de rester, vieux sage, insista Wyrran.

L’homme, petit, fronça ses longs sourcils blancs et pointa de plus belle la porte du doigt. Le sexagénaire soupira, offensé qu'on le chasse de la sorte. Puis Roignarlin reprit son analyse, laissant cette fois-ci transparaître dans son visage une forte émotion : la peur.

Les rides de son front se plissèrent tandis qu'il examinait les cheveux argentés de l'étrangère, une couleur aussi rare que la loride(1). Ses yeux, vifs malgré l'âge, captèrent la lumière filtrant par une fenêtre de sa chaumière. Il entoura délicatement le poignet frêle de l'inconnue de ses doigts noueux, ressentant un pouls faible mais régulier. Puis il ferma les yeux. Il capta toute son attention sur ses sensations : bien au-delà de ce que le monde physique pouvait offrir. Il espérait déceler ce que ses vieilles connaissances ne pouvaient atteindre : l'énergie subtile, les maux invisibles, le sens. Un souffle glacé parcourut sa colonne vertébrale en un frisson, un mauvais présage. Comme éveillé d'un songe ancien, il sentit son torse large se comprimer. Un pressentiment l’habitait. La fin.





1. : pierre précieuse de couleur bleue, présente au sud d’Ylneb.

Les Cicatrices de Merylwen (extraits)

VIP depuis le 14/03/2020
Zukki le 05 Nov 2024 à 00h48
Non, ce n'est pas une blague. Et je suis contente que la mission du mois sur Wyv me pousse à faire ça. Je vous partage le premier chapitre de mon roman !
N'hésitez pas à me laisser votre avis et à être critique.

Désolé pour la mise en page, mais je ne crois pas que ce mode prenne en compte les mises en page initiales (genre quand le texte est à droite ou bien en exposant, RIP)

Pour le moment il n'est pas prévu que je vous partage d'autres extraits, j'en suis navrée ! é.è

Commentaires (4)

Avatar de Milou
VIP depuis le 02/01/2023
Milou le 05 Nov 2024 à 09h02


OMG

Je suis trop contente de découvrir ce chapitre ! (Surtout après le faux espoir que tu m'as donné sur ton compte booksta )

Tu disais que tu dois encore travailler ta plume, que tu n'étais pas sûre de ton écriture, que c'était maladroit... Eh ben franchement, moi je ne trouve pas ! J'aime beaucoup ta plume, je trouve que tout est fluide et rien ne m'a fait tiquer (pourtant le Ciel sait que ça m'arrive souvent devant mes livres).

Je trouve aussi que le rythme est cool ! Tout me paraît équilibré là-dedans : tes descriptions, tes actions, tes dialogues... Vraiment, je suis très agréablement surprise par ce début holala ☆

J'aime beaucoup ces petits morceaux de traditions, d'histoire et de "magie" (?) que tu laisses apparaître ! La tradition sur les prénoms, mais omg, quelle idée de génie °3°

Bon, la fin de ta description me brise le cœur mais soit, j'attendrai sagement qu'un jour tu autoédites ton roman
Avatar de Zukki
VIP depuis le 14/03/2020
Zukki le 05 Nov 2024 à 20h18


AAAAAAAHHH

Je t'avoue quand j'ai vu le "1 commentaire" sur la miniature, j'ai eu une montée de stress.
La notification du type "oh, on vient de lire ton texte.". e.e

Du coup ton retour me fait vraiment trop plaisir
(désolé encore pour ce faux espoir, j'espère que l'accès à ce chapitre répare un peu le mal hihi)

Ca me fait vraiment trop plaisir, aaaaaaaah ♥
Merci pour ta patience hihihi :3
Avatar de Galad-El
VIP depuis le 06/03/2020
Galad-El le 06 Nov 2024 à 14h26
Trooooop bien, le premier chapitre, merciiii !
Bon je suis très mauvaise pour commenter un texte puisque j'écris très peu et très mal, mais j'aime beaucoup ce début ! Les éléments de contexte sur l'univers en disent beaucoup et on a bien envie d'en savoir plus. J'espère que Wyn parviendra à démontrer à ces idiots à longues syllabes que c'est lui le meilleur éè
Bon courage pour ta relecture, j'ai hâte de découvrir la suite
Avatar de Zukki
VIP depuis le 14/03/2020
Zukki le 06 Nov 2024 à 20h24
Merciii Galad, ça me touche beaucoup ! (et merci pour l'amour donné à Wyn hihihi ♥)

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