Narrateur : Grégoire

Pour me sortir de la banalité de ma vie, je me retrouvais accompagné d’un noble seigneur dans mes péripéties enfin… La version correcte serait plutôt, je dois guider un chevalier jusqu’au château des Terres Du Nord. Rectificatif, pour l’instant, je devais l’emmener au village le plus proche pour guérir sa cheville. Tous ces bandits, c’était navrant, mais faut dire que le roi s’en fichait bien de notre sort, on pouvait tous crever la bouche à l’air qu’il continuerait à faire mumuse avec sa cours pendant qu’il envoyait ses chevaliers, massacrer la population. Cela m’agaçait, enfin, il fallait essayer de ne pas trop y penser. Pendant le trajet, je sifflotais, car je m’ennuyais, je n’avais jamais été un grand penseur.

Le seigneur qui m’accompagnait dont j’avais d’ailleurs oublié de demander le nom, me demanda gentiment, « Tu peux arrêter de siffler, s’il te plaît…

-Je viens de penser, vous vous appelez comment au fait ? », demandais-je en ignorant son souhait.

« Charles… (Il m’avait répondu avec un air parfaitement consterné.)

- Oh, c’est un bien joli nom, ne vous inquiétez pas mon seigneur Charles, mon amie va bien vous soigner. (Je me rendais compte que je devais avoir l’air d’être un sot en disant ça.)

- Je l’espère… », dit-il résigné.

Il avait un air si sinistre que j’aimerais bien savoir ce qu’il avait en tête parfois. Il était un homme avec un corps frêle voir même chétif, j’aurais cru pouvoir le briser en le serrant dans mes bras pour le porter, mais ce ne fut pas le cas. Peut-être que je l’avais sous-estimé ou que j’étais plus délicat que je ne le pensais ? Ses cheveux bruns tombaient sur son visage pâlit par la souffrance, pourtant il ne criait pas, ne se plaignait pas et ne disait rien. Quel courage ! Je ne le pourrais pas… Il avait des yeux de la même couleur que sa chevelure, qui me regardait avec une grande apathie et une certaine insensibilité, pourtant au fond, tout au fond cachait dans les profondeurs de son iris, une grande sympathie et gentillesse reposait. J’entendais déjà la voix de mes parents et de mes frères et sœurs qui me disaient, arrête simplet, arrête simplet… Ah penser, ce n’était pas mon fort, il fallait que je me concentre sur le chemin, plutôt. On réussit enfin à sortir de cette maudite forêt, le village n’était plus qu’à un kilomètre. Cependant, je commençais à fatiguer, à force de transporter Charles, il n’était pas lourd, mais il n’arrivait pas à se soutenir lui-même, j’étais obligé de porter tout son poids sur mon dos.

On s’arrêta dans un coin, le temps que je me reposasse. Mon partenaire regardait dans le vide comme s’il était absent, ce qui m’inquiétait un peu.

Je lui demandai, « Tout va-bien ? »

Il me répondit un peu apathique, « Oui, je m’inquiète seulement un peu par rapport à cette blessure.

- Rassure-toi ! (Je lui donnais le plus grand des sourires en prononçant ces mots.) Elle te guérira sans souci et tu n’auras aucune séquelle.

- J’espère que tu dis vrai. (Il me paraissait encore plus absent.)

- C’était donc ça votre sujet d’inquiétude ! Cela ne mérite vraiment pas un air aussi sinistre. (Je le pensais sincèrement, j’espérais provoquer une réaction, chez lui.)

-… »

Il avait un regard d’autant plus sombre, cependant il n’était pas dirigé vers moi par chance, il me faisait peur comme ça.

Je ne comprenais vraiment pas les sentiments qui habitait l’âme de cet homme. Ceci étant ce n’étaient pas mes affaires, après tout. S’il ne voulait pas partager ses secrets avec un inconnu, je pouvais comprendre, c’était même normal. N’importe, je m’étais assez reposé, je trouvai enfin en moi la force d’affronter le chemin qui me restait à parcourir pour rejoindre le village.

Lorsque nous arrivâmes tous deux là-bas devant l’échoppe de magie de mon amie Miel. Il y avait des chevaliers qui menaçaient de détruire sa boutique, si elle refusait de les accompagner pour les aider à affronter un dragon, encore ces monstres. Elle protestait en disant qu’elle n’était qu’une soigneuse, qu’elle ne connaissait pas de magie offensive, qu’elle serait inutile pour le tuer ou le restreindre.

Charles les héla, « Ô grand seigneurs laissaient donc cette jeune femme, je crains qu’elle ne veuille pas vous accompagner.

- Mêle-toi de ce qui te regarde, petit seigneur », répondit l’un d’entre eux.

Je songeai qu’ils avaient dû l’identifier grâce à ses vêtements. Ces types m’énervaient.

« Sans vouloir vous déranger, il semblerait que vous avez oublié votre politesse à l’égard de vos sujets, car vous leur devez la protection. (Bien envoyé Charles !)

- Tss… Tais-toi donc ! », Il le jeta au sol d’un coup de pied.

Ils partirent après avoir menacé Miel de revenir plus tard tout saccager, si elle refusait de les aider et qu’ils reviendraient s’informait de sa décision dans la journée.

Je la rassurai, « Ne t’inquiète pas, on va trouver une solution. »

Miel répondit, « Sûrement. Que puis-je faire pour vous aider ? (Elle était toujours très professionnelle.)

- Je crains de mettre blesser plutôt gravement à la cheville. », signala- Charles.

- Je peux vous arranger ça. » Elle prononçait ses mots avec une certaine tristesse.

Ces maudits chevaliers, ils se croyaient tous puissants dans les Terres Du Nord, car le roi les laissait faire tous ce qu’ils voulaient. Ils allaient tous détruire, rien que d’y songer, j’enrageais déjà. Il fallait que quelqu’un les fasse payer pour leur apprendre leur place.

Fondation d'un Royaume

Galaad Night le 16 Nov 2025 à 09h22
Un nouveau narrateur encore.

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