Narrateur : Alexandre

Tout commençait mal, notre souverain assassiné en un si beau jour, un remplaçant certes, mais c’est allé en pis. Merlin, cet oiseau bavard, m’a raconté ce qui est arrivé à Antonin. Il a essayé de tuer son frère où se trouvait sa limite ?! S’il pouvait si aisément faire un pareil acte et sans regret, alors, rien ne le retenait. Il fallait faire quelque chose. Autrement, il allait ruiner ce que Léandre avait passé tant de temps à bâtir.

J’étais à la bibliothèque avec Merlin, il feuilletait quelques livres, il finit par trouver ce qu’il cherchait, en regardant par-dessus son épaule, je remarquai que c’étaient des commentaires1. Devant mes regards insistants et curieux, il posa le livre et je pus voir que c’était un manuscrit déconseillé et impie. Le titre était Les Commentaires Sur Nécronion, L’Exclu que l’on attribuait souvent à l’esprit Corvus. Était-ce donc pour ça qu’il avait insisté pour venir ici ?

Il me demanda, « Qui a-t-il ?

- Rien, je me demandai seulement ce que tu lisais. », répondis-je en le regardant curieusement.

« Je veux comprendre quelque chose. (Il était soucieux.) Pourquoi Argine était tant attachée à ce Corvus ? Pff, je ne comprends pas. (Il cachait quelque chose, il en semblait plus fâché que de raisons.)

- Si cela t’ennuie, tu n’es pas obligé de le savoir ou alors tu peux lui demander directement. »

Il ne me répondit pas et reprit sa lecture. Je décidai d’explorer la bibliothèque, je me saisissais d’un recueil de poésie qui se nommait Sénescence Et Temps, sûrement des rimes pleines de vie et des strophes légères. Je décidais donc de laisser le hasard être le maître de ma lecture, ainsi je me penchai sur la découverte de ce recueil. C’était un peu étrange, mais ça faisait passer le temps. Je finis par relever un peu la tête et je remarquai que je n’étais plus seul dans la pièce. C’était la fiancée de Théodore, la déesse de la vie, Vitae qui était venu ici. Comment un type qui avait essayé de tuer deux personnes de sang-froid pouvait bien l’avoir séduite ? Ça restait un mystère pour moi. Cependant, elle avait des yeux que j’avais toujours trouvés effrayant, un petit regard bien cruel qui semblait réfléchir toujours à comment obtenir les plus vils amusements. J’avais presque du mal à la regarder dans les yeux, mais je refusais que l’on m’appelât lâche et malpoli.

Elle me lança, « Ne voulez-vous vraiment pas lire quelque chose de plus joyeux ?

- Recommandez-moi, alors ! (J’esquivai son regard qui répandait la crainte dans mon cœur. J’étais donc en train de fixer la bibliothèque qui était derrière elle.)

- Le voyage du lion, la légende l’attribue aussi à l’esprit Corvus. Je pense qu’il vous conviendra, vous m’avez l’air d’être un lion vous-même.

- Un lion vieillissant, plutôt… (J’avais un air terne.)

- Mourant, vous voulez dire ? (Je savais que c’était vrai, mais ça me faisait mal d’y penser.) Vous le savez, hein ? Le cancer, vous dévore, vous l’avez senti. Cependant, soixante-dix ans d’âge, ce n’est pas trop mal pour un humain.

- Vous venez me toiser et vous moquer ? (Je la dévisageai agacé.) Les immortels face aux mortels, ils ont une éternité qui les attends. Vous ne pouvez pas comprendre. (Elle sembla plus tendre.)

- Non, je ne le peux. Mais, lisez ce livre, il vous sera utile. », répondit-elle sur un ton impérieux.

Vitae me le remit et disparut. Elle devait avoir une idée derrière la tête, si elle l’avait déjà en main avant même que je lui demandasse de me conseiller en termes de lecture. Elle voulait donc que je le lise à tout prix. Je regardai la couverture, elle représentait un lion qui promenait avec coffres, valises et une couronne sur la tête, c’était enfantin. Cependant, cela m’attirait bien, après tout, cela serait au moins distrayant voire amusant. J’eus à peine le temps d’ouvrir le livre que Merlin vint me voir. Il se saisit de l’ouvrage et eut l’air courroucé par ma lecture.

Je lui demandai, « Y a-t-il un problème ? (Il faisait la moue.)

- Non… (Il me rendit mon manuscrit.)

- C’est parce qu’il est écrit par Corvus, c’est ça. (Son expression me révéla la vérité.)

- Tu m’ennuies, tu ne devrais pas le lire, Corvus est un fol2 ! Il ne dit que des sottises. »

Il se retransforma en corbeau et fila en volant, bien que j’eusse essayé de le retenir. Merlin reviendrait quand il se calmera. Je m’installai dans ma chambre, mon livre à la main. Il y avait tout au plus une centaine de pages, cela serait vite lu. C’était une drôle d’histoire, la vie d’un lion qui voyage et à la fin, il accepte sa mort solitaire et triste, abandonnez de tous. Pourtant, malgré tout, il se réincarne avec tous les souvenirs de sa vie passée. J’étais un peu étonné, quand en relevant la tête, je remarquai qu’il était tard. Merlin n’était pas toujours pas revenu et cela m’angoissait.

Je le cherchai dans toutes les pièces du château, mais je ne le trouvai pas. Peut-être était-il en train de bouder dehors ? Je vis alors une des servantes racontaient à une de ses amies qu’un corbeau parlant errait dans la tour Est qui était désaffectée. Tiens, tiens, voilà quelque chose d’intéressant, cependant peut-être racontait-elle des histoires, car son amie semblait sceptique.

La première protestait, « Je ne mens pas ! Je le jure !

- Cesse de raconter des bêtises, Lyse. (Elle continuait de se défendre.) Vous, monsieur, dites-lui, s’il vous plait.

- Qu’avez-vous vu ? », demandais-je.

Son visage s’illumina à l’entente de ma question que son amie n’appréciait pas vraiment.

« Tu vois Marie, on me croit, je suis très honnête. », elle trépignait de joie.

« Avant toute chose, répondez à la question. (Je la regardai avec bienveillance, mais d’une façon pourtant sévère.)

- La vieille tour abandonnée est réputée hantée, alors j’ai voulu voir des fantômes. (Marie semblait agacée, moi-même, je ne comprenais pas bien ses goûts très originaux.) J’y suis allée et j’y ai vu un corbeau, je ne me suis pas alarmée, mais en m’approchant, il m’a demandé ce que je faisais là. C’est là que je me suis aperçue qu’il parlait. J’ai eu peur et je me suis enfuie, puis je me suis dit qu’il fallait que je t’en parle Marie.

- Montrez-moi, où vous l’avez trouvé.

- Monsieur, ne lui donnez pas d’attention ! (Lyse fit la moue en entendant cela, et moi, qui plus est je recevais des ordres.) Pardonnez mon insolence Monsieur, je ne veux pas que vous perdiez votre temps avec ces sornettes.

- J’ai tout le temps du monde.

- Alors, allons-y ! », s’exclama la jeune servante menteuse.

Après avoir dit cela, Lyse me saisit par le bras et me tira à travers les couloirs. Elle m’essouffla un peu, mes poumons ne tenaient pas, je n’arrivais même pas à lui dire de ralentir. Son amie l’arrêta dans sa course, et me montra du doigt. Lyse se confondit en excuse, la pauvre fille, elle était gentille, mais un peu insouciante. Je ne pouvais pas lui en vouloir, elle semblait ignorante du mal qu’elle avait fait, et en éprouver un sincère repentir. Je lui accordais mon pardon sans problème.

Elle alla bien plus lentement ensuite, ce qui me permit de suivre le rythme. La pauvre enfant eut du mal à ouvrir la porte. Je faillis moi-même casser la poignée. En insistant un peu, on réussit enfin à ouvrir la porte, enfin, on sortit plutôt la porte de ses gonds. N’importe ce n’est pas comme si les gens y allaient souvent de toutes façons, on ne le remarquera pas.

Je continuai de la suivre, en arrivant au premier étage, elle pointa du doigt un coin en s’exclamant, « C’est là que je l’avais vu.

- Lyse, petite menteuse ! », s’exclama son amie.

« Mais, je dis vrai ! (Elle était à deux doigts de pleurer.)

- Je t’ai déjà dit d’arrêter de mentir !! »

Une voix bien connue lança, « Je suis là ! Que me veux-tu Alexandre ? (Il se cachait.)

- Tu vois, j’mentais pas Marie !

- Oui, je vois, pour une fois. (Elle semblait s’être réconciliée.)

- Je veux te parler en privé. », répondis-je à Merlin.

« Alors, monte au second Alexandre. »

Je suivis cet ordre, pourtant, je ne le vis pas là-haut. Je pouvais malgré tout entendre des pleurs distants, je voulais le serrer dans mes bras pour le réconforter. Il y avait quelque chose qui lui faisait mal, et je voulais savoir ce que c’était pour l’aider.

Merlin me cria, « Parle ! Qu’est-ce que t’attend ?

- Je suis désolé, si je t’ai vexé, tu sais. Tu avais raison en plus… Ce n’était pas très bon comme livre. (Je le confessais en riant.)

- Oui, Corvus est un idiot ! Un sot, il n’a rien compris !

- Pourquoi le hais-tu autant ? Je sais que tu m’as raconté ce qui s’est passé avec Argine, mais tout de même. Tu ne me dis pas tout…

- Pff… Je pourrais m’envoler de nouveau ! Pourquoi suis-je encore mêlé à ses bêtises ?

- Non, ne le fais pas ! Parle-moi, explique-moi ou au moins pardonne-moi et n’en parlons plus si cela t’ennuie tant de le faire. (J’étais désespéré de le comprendre, c’était mon ami, je ne voulais pas qu’il souffre.)

- Très bien, je te pardonne. », dit-il résigné et je n’aimais pas beaucoup ça.

Il reparut devant moi sous sa forme humaine il avait l’air d’avoir beaucoup pleuré. J’aurais aimé en connaître la raison, mais il ne voulait rien me dire. Merlin prévoyait de le cacher, il devait avoir honte. Je lui fis un tendre sourire, il me le rendit avec quelques larmes.

Il se cachait une partie du visage avec ses mains, avant de dire, « J’ai quelque chose à te dire.

- Et c’est compliqué, je suppose. (Il acquiesça.)

- Corvus, c’est moi… Enfin, en partie, disons qu’il a décidé de disparaître, alors, il est devenu Merlin et comme il aimait les corbeaux, il a fini par le devenir en partie, tout du moins. Il est un idiot, enfin, était, de penser que la guerre entre Nécronion et les autres étaient arrêtables, ou qu’il pourrait la fuir.

- Comme si c’était facile pour moi, mais tu sais on a tous ce rêve un peu naïf et idiot que tout ira bien, qu’un jour plutôt que d’avoir des guerres, les gens régleront leurs problèmes en communiquant. Pourtant, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? C’est sûrement comme ça qu’on a été fait.

- Sota, La déesse de la guerre serait fâchée d’entendre qu’on veut le mettre à la retraite. », s’exclama une voix de femme.

« Vitae ? », s’étonna Merlin.

« Oui, c’est elle-même pour vous servir ! Et surtout toi, petit traître de Corvus. (Je n’avais jamais vu un visage aussi dérangeant.) Je me rappelle tes jolis commentaires, enfin, cet ouvrage ridicule que tu as osé intituler de la sorte, dans lequel petit hérétique que tu es, tu oses faire passer mon fils pour une victime. Même les esprits qui travaillent pour lui n’ont pas osé cette insolence.

- C’est pourtant la vérité, tu la fais rejeter de tous. Alors, puisque l’amour ne voulait pas de lui, il a pris la haine pour maîtresse de son cœur. Pourtant, il semblerait qu’il ait décidé de changer, contre tout ce que les prédictions pouvaient t’attendre. (Il la toisait, et je songeai qu’il n’avait vraiment peur de rien.)

- Rassure-toi, il est le prochain sur la liste. À toi, Corvus, je ne peux pas te faire de mal, enfin, te tuer surtout, alors. (Je m’effondrai au sol, le souffle court.) Savais-tu que les cellules sont des êtres vivants ? Je peux donc les affecter comme il me plaît, il a un cancer, alors j’accélère sa mort en multipliant sa vitesse d’extension. Pourquoi pleures-tu ? Tu ne pouvais pas l’ignorer, tu savais que ce n’était qu’une question de temps. », disait-elle avec une cruauté qui m’écœurait.

Je crachai du sang et je sentais que je n’en avais plus pour longtemps. Merlin hurlait de désespoir et moi, je me demandai comment la déesse de la vie, pouvait-elle être aussi méchante ? Elle était en soi comme Théodore si ce n’est pire, ils s’étaient bien trouvés. J’entendis Vitae glapir, je réussis à relever la tête et je remarquai que c’était Merlin qui utilisait sa magie contre elle.

Elle lui cria, « Crois-tu pouvoir gagner ?! Tu n’as aucune chance !

- Je m’en moque, ce n’est pas comme si je pouvais mourir de toute façon. Alors, je vais pouvoir t’affronter, c’est la fin de ma passivité, il est temps de résister.

- Voilà quelque chose d’inattendue. (Vitae avait un sourire de démone.) Si tu crois pouvoir me toucher, vas-y, essaie, je ne t’arrêterais pas ! »

Corvus esquiva quelque chose que je n’arrivais pas à distinguer, il répliqua avec une boule de feu géante. Vitae s’en protégea aisément, ce n’était pas surprenant. Il espérait bien trop, faut-il dire. Par contre, elle, ne le rata pas, pourtant, malgré ça, il se releva avec un air fier et fringuant. Je ne savais pas comment il faisait. Il avait pris un sacré coup ! Une partie de ses cheveux avaient même brulé, il avait les lèvres tachées de sang, le corps couvert de bleues, il avait du courage sans aucun doute.

Il continuait de combattre, malgré les coups et la souffrance. J’aurais aimé l’aider, mais je n’arrivais pas à me relever. Il réussit à prendre Vitae par surprise et à la toucher avec une de ses boules de feu. Elle avait un air de furie, une démone au visage de femme, voilà qu’elle montrait enfin son fond véritable. Merlin, fuis, je t’en prie. Abandonne-moi, la mort va bientôt me saisir de toute manière.

Je réunissais les forces qui me restaient afin de dire, « Merlin, va-t’en… Elle va te le faire payer. »

Il me fit non de la tête, mais il ne répliqua rien. Il savait que j’avais raison, cependant, il avait ses résolutions et je respectai ça. Il se transforma en corbeau pour esquiver une de ses attaques, il était agile, il la toucha encore. Merlin était habile comme une ballerine, il passait d’une forme à l’autre, comme une danseuse passait de l’entrechat à la pointe. C’était admirable, il avait atteint le sommet de son art ! Je sentis une main chaleureuse me saisir et m’emmener au loin de cette scène.

Je tournai la tête vers cette personne, c’était Argine. Elle avait l’air soucieuse, elle avait un sourire triste pour moi. Elle était un esprit, elle devait sûrement savoir pour mon état.

Je demandai, « J’en ai pour combien de temps ?

- Pas beaucoup… Peut-être un jour, maximum deux.

- Corvus, enfin, Merlin, j’espère qu’il s’en sortira.

- Il trouvera une échappatoire, il est fort et rusé. », dit-elle se voulant rassurante, mais je sentais bien son inquiétude à sa voix.

J’essayais de me relever avec grande peine, elle m’aida en m’apportant une chaise. Je respirai bien mieux en étant ainsi. La mort était proche et elle me terrifiait. J’avais froid, j’étais transpirant et je craignais que je fusse fiévreux. Merlin, que fabriques-tu ? Reviens-moi entier, cela me contenterait plus qu’une vengeance inutile. Je veux pouvoir te dire adieux avant de mourir, loin de ma famille.

Argine me ramena un verre d’eau, je lui en savais gré, je ne me croyais plus en capacité de marcher. J’étais profondément affligé par la situation, je l’étais par moi-même aussi. Elle s’assit en face de moi, elle rabattit ses cheveux longs à l’arrière de sa tête.

Elle s’exclama, « Corvus, enfin, Merlin, nous donne beaucoup de soucis à tout deux. Espérons, que cette fois-là, il ne trouve pas l’idée de se faire passer pour mort, drôle.

- C’était quelqu’un d’important pour toi…

- Bien sûr ! (Elle avait un sourire amer.) C’était mon meilleur ami, le seul, le plus important ! Enfin, on aurait pu être plus, bien plus, mais c’est… Disons qu’il n’a jamais compris le message, puis il a disparu après la sécession de Nécronion.

- Il a changé avec toutes ses années, je le crains, en mieux ou en pire, je ne pourrais pas répondre. Je ne l’ai pas connu avant. Rien ne reste inchangé, après tout. Je sais de quoi je parle.

- Je me demande… (Argine semblait chercher comment formuler sa question.) As-tu des regrets ?

- Comme tout le monde, mais je suppose que ce n’était pas vraiment la question. Si j’ai des remords et bien… Nous aurions dû voir que Théodore était jaloux, le coup qu’il préparait… Ou même encore, nous aurions dû être là pour Léandre, nous forgions les alliances, mais lui les entretenait et ce n’est jamais simple. Nous avions un registre de missions et de rapports sur celles-ci, pour construire l’histoire de la fondation de l’alliance de paix éternelle, la toute première chronique du royaume de Paxiam. Il y avait toujours inscrit des choses heureuses, mais… Je le crains, ce n’était pas la vérité… Il était marié à ma fille, mais ils ne l’ont jamais été dans leurs actes. (Je me sentais mal de ne pas avoir soutenu mon suzerain.) Nous avons échoué, nous étions trop désunis. Ce n’était que des alliances de surfaces, ça ne pouvait pas tenir, nous étions condamnées à l’échec.

- Alexandre ! (Je me redressai à l’entente de mon nom dit si impérieusement.) Vous, tous les membres vous aviez vous-même, vos propres sujets d’angoisses. Il aurait dû vous en parler… Le problème venait de votre absence de communication, non pas d’un quelconque égoïsme.

- Maintenant, il est trop tard… (J’étais résigné, abattu et vautré sur la table.)

- Non ! Horacétius m’a envoyé un message, Léandre vit encore, lui et Nécronion l’ont sauvé. Enfin, il leur a échappé à nouveau et il vit désormais une idylle avec la déesse de l’amour.

- Content pour lui. Je suis sincère, s’il est plus heureux ainsi. »

À son expression, je voyais bien qu’elle voulait me contredire, mais elle n’osait rien dire. J’étais épuisé, Vitae avait beau avoir arrêté d’empirer la situation grave dans laquelle j’étais déjà, je souffrais toujours autant. Je me couchais sur la table encore plus en conséquence, c’était elle qui me portait plus que moi qui me soutenais. Je fermai les yeux, voir toutes ces couleurs me rendaient malade. Tout me paraissait insipides ! La seule chose qui ne l’était pas, c’était la souffrance. Quelle longue agonie ! C’était un déchirement pour mon âme, elle qui était guerrière comme moi, elle luttait pour ne pas se rendre. La seule mort digne serait par le combat. Pitié, que l’on m’achève ! La douleur est pire que la mort.

Fondation d'un Royaume

Galaad Night le 06 Déc 2025 à 08h44

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